Entre-voix

Dans la nuit
factice

tombent des mots



propices aux flammes
et aux arcanes



sirènes immortelles
pour dire
encor
tout l'or
d'alors


les météores
et leur décor
explorent




_l'effort_



d' êtres sans voix
et l'âme étrange
des machines


[au repons]


Lomographie de l'irréel
l'entre-voix
cosmique
des inforoutes


te hèle

avec son bruit

supersonique
[d'astres en désastres]


Mémoire virtuelle
de l'infini
prolixe


l'ombre magnétique
apocalyptique
de pas
sans toi
[vers l'entre-chose]
nixe
d'espaces
et de miroirs


mouroirs
anthracites


Quelques autres paroles
A dénombrer dans l'opaque tacite


le silence
magique

des fils électriques


(Dans la nuit oblique -
entre l'autre et moi)

Comments

Anonymous said…
Où même un parapluie et des fils électriques deviennent poétiques -


Est-ce un hasard si le post précédent évoquait Mallarmé ? "nixe" et "or", il n'y manque que "décor" et les licornes.


Tina Noiret, un joli nom dans le cyberspace - merci à vous.
Anonymous said…
Nixe, or, décor, cela rappelle un peu Mallarmé, auquel un précédent post faisait référence.


On a l'impression que les "fils éléctriques" renvoient à des poèmes classiques, mais complètement dénaturés, éclatés.

Et pourtant, quelquechose de profondément plus que poétique demeure - comme une voix profonde enfouie et qui parle dont on ne sait où.

Merci pour ce cadeau qui rend les ordinateurs poétiques.


Marc