Arbre tricoté et son ombre
Cachée derrière les mailles et les branches, entre l’arbre et le tricot, j’ai trouvé un refuge où les fils racontent des histoires.
Quand le tricot devient poeme et que la forêt en est la muse, je me brode un sourire qui se glisse dans la lumière d'un jour eclatant.
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Dans le silence doux des aiguilles invisibles,
l’arbre se pare d’un chuchotement de laine.
Chaque maille enlace une feuille, chaque branche retient un souffle,
et dans ce dialogue secret entre l’écorce et le fil,
je découvre un abri tissé de lumière.
Le tricot devient poème,
un poème qui palpite au rythme du vent,
où les couleurs s’épanouissent comme des murmures d’aube.
La forêt, patiente et ancienne,
me prête sa respiration pour que mes pensées se déploient.
Alors je me brode un sourire,
un sourire léger comme une étincelle d’été,
qui se glisse dans l’éclat du jour
et y laisse son empreinte tendre.
Là, entre les fibres du monde et mes propres fils,
je marche sans bruit,
portée par la douceur d’un rêve qui ne cesse de pousser.
Maurice Gerbaud, 12/12/25