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Le Caprice des dieux : une disparition mystérieuse dans les glaces du lac Memphremagog

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Elle disparaît sous la glace… Et si disparaître n’était pas une fin… mais un passage ? Extrait de mon roman Le Caprice des dieux dix ans plus tard Sous la surface figée du lac Memphremagog au Canada, quelque chose appelle. Un souffle. Une présence bascule dans les abysses. Dans cet extrait que je viens de relire, et qu'à mon habitude je ne reconnais plus, la frontière entre réalité et abandon s’efface lentement… jusqu’au moment où il devient impossible de revenir en arrière. Une scène troublante, presque hypnotique, où la chute prend des airs de révélation. Je viens de retrouver cette page dans mes vieux papiers. Je sais qu'il s'agit d'un chapitre de fin de mon livre Le Caprice des dieux, publié il y a dix ans. Avant de la déchirer, je la dépose ici. Je retranscris ce passage, avec une légère " differance " comme dirait Derrida. Le texte se renouvelle à chaque relecture qui impose aussi sa ré-écriture. Le livre n'a pas de fin. Infini, inatte...

Le dernier ecrivain

Exister à l’imparfait Existe-je, dans un présent éternel ? Ai-je existé, ne serait-ce qu’un seul instant comme individu relié au tout ? Ou bien j'existais sans le savoir, autrefois. Inconsciente du temps qui s'était bloqué à un instant du lointain passé, et qui ne redémarrait pas. Ou qui revenait, cyclique, selon la loi de l'Eternel Retour. À tout moment, mon masque pouvait tomber. Fumée. Et derrière ? La mécanique pouvait reprendre, peut-être, donner le change, et pourquoi pas. C'est beau, tous ces mots inventés de toutes pieces, rapiéces . Loques des anges. Écrire, c’était brasser des nuages de mots, des masses de néant, des absences irrémédiables. Suppléer l’irréalité par des traces : était-ce vivre ? Les livres, les récits, en appelaient à l’uni-vers, tissant les destins dans une seule et même trame. Grande prêtresse des temps modernes , grande voix inaudible. Voix du tonnerre dans l'orage qui soulage. L’être qui me manque se réalisait ainsi. À l’impar...