Bruxelles : une nouvelle vision de l'Afrique portée par la diaspora
Lors de cette rencontre au centre culturel Derinck avec des acteurs de la diaspora africaine et des responsables politiques bruxellois, j’ai souhaité rappeler une réalité souvent oubliée : la vision de l’Afrique dans de nombreuses politiques de développement reste profondément obsolète.
Depuis plus de vingt-cinq ans, la diaspora africaine construit des ponts concrets entre l’Europe et l’Afrique : projets économiques, initiatives sociales, transferts de compétences, solidarité familiale, entrepreneuriat, culture et innovation. Cette réalité du co-développement mérite d’être reconnue comme une force de transformation et non comme une périphérie du développement, même si certaines organisations rencontrent des défis de capacité.
Il est temps de remettre à plat certains poncifs : Qui est pauvre ? Qui est riche ? Peut-on encore parler de développement sans interroger les fractures sociales européennes elles-mêmes : précarité, exclusion, isolement humain ?
L’Afrique souffre moins d’un manque de richesses que de la convoitise autour de ses richesses : ses terres, ses minerais, sa biodiversité, sa jeunesse, ses femmes et ses savoirs ancestraux. Le véritable partenariat ne peut naître que d’un regard équilibré, respectueux et lucide entre les continents. Finalement,la pauvrete de l'Afrique provient de ses richesses.
Ces quelques images ouvrent simplement une réflexion nécessaire sur l’avenir des relations Europe–Afrique et sur le rôle essentiel des diasporas dans cette nouvelle dynamique.
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