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Showing posts from 2025

Écrivain perdu dans la "EU Bubble"

Certains se demandent pourquoi un blog littéraire s’égare soudain et par intermittences dans les couloirs feutrés de la politique européenne, pourquoi parmi les livres et les fictions surgissent des photos d’événements, de conférences, d’hémicycles. La raison est simple : avant d’être un écrivain qui observe, j’ai longtemps été une ombre qui circule dans les labyrinthes du Parlement européen et des institutions européennes. On disait de moi que j’en étais « l’âme » — une expression qui me faisait sourire, très certainement exagérée, mais qui traduisait peut-être cette qualité qui me caractérise, l'intégrité, mêlée à cette manière silencieuse que j’avais d’écouter les débats, d’absorber l’atmosphère, de coller aux bâtiments, de capter les fragments de vies et d’idées qui se croisent et se recroisent là-bas. Car Bruxelles, quand on la regarde autrement, n’est pas une bulle : c’est une fiction gigantesque en train de s’écrire, avec ses protagonistes, ses drames, ses chapitres in...

Annual CRA Brussels Conference

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Conférence CRA Brussels 2025 : un rendez-vous incontournable sur la croissance économique et la compétitivité à Bruxelles Ce 9 décembre 2025, à quelques stations de chez moi, je participe à un événement annuel.. Le Steigenberger Icon Wiltcher’s à Bruxelles accueille l’édition annuelle de la CRA Brussels Conference , un événement auquel je participe chaque année depuis son origine. Cette rencontre cosmopolite réunit des professionnels et décideurs évoluant dans les domaines de la concurrence, de la réglementation et de l’économie. Organisée par Charles River Associates (CRA), cette conférence rassemble experts, universitaires, avocats, économistes et représentants institutionnels autour d’un thème central : la poursuite de la croissance économique et de la compétitivité. Un programme riche autour d'enjeux économiques actuels Cette édition 2025 s’annonce particulièrement dense, avec des sessions couvrant les sujets au cœur des débats européens et internationaux : commerce ...

Jours futiles

Certains jours je me perds dans l'inutile. Une étrange fatalité me fait renouer chaque matin avec les tâches domestiques, des urgences qui n'en sont pas. Aspirer, poncer. récurrer. Des obligations imposées. Mais par qui ? Colmater les fissures. éponger les inondations, récurrer. Restaurer les lieux. Le temps avance. Nous reculons. Le monde est sourd, imperméable. Un réel glacial transperce l'hiver sans illusion. Dans ce cercle infernal il faut se débrouiller seule, se débattre contre l'absurdité généralisée. L’implacable absence gagne du terrain. Les amis de jeunesse disparaissent un à un, soit morts soit mourant. Ma litterature. Il y a des jours où je me réveille déjà épuisée, comme si la simple perspective d’exister m’avait consumée pendant la nuit. Des jours où le piège fonctionne parfaitement : je deviens la proie docile de toutes ces tâches frivoles, happée par le néant, les détails dérisoires d’un quotidien qui ne demande qu’à me dévorer.La matinée se ...

Noli me legere dans le cyberspace

Noli me legere « L’écrivain ne peut pas séjourner auprès de l’œuvre : il ne peut que l’écrire, il peut, lorsqu’elle est écrite, seulement en discerner l’approche dans l’abrupt Noli me legere qui l’éloigne lui-même, qui l’écarte ou qui l’oblige à faire retour à cet “écart” où il est entré d’abord pour devenir l’entente de ce qu’il lui fallait écrire. » — Maurice Blanchot, L’Espace littéraire Dans sa formule saisissante — Noli me legere. « Ne me lis pas » — Blanchot saisit quelque chose de radical : l’œuvre, une fois écrite, échappe à son auteur. Elle le repousse, se ferme à lui, et l’exile dans l’espace même qui a rendu l’écriture possible : cet « écart », cette zone de retrait où l’auteur se défait de lui-même pour laisser advenir le texte. En 1955, Blanchot ne pouvait évidemment anticiper le cyberspace. Pourtant, sa phrase résonne aujourd’hui de manière étonnamment juste. Sur Internet, les textes se détachent instantanément de celui qui les produit. Ils circulent, se réécrivent, ...

Mer Rouge : écotourisme, biodiversité et voyage responsable au coeur d'un trésor naturel et d'un patrimoine culturel unique entre traditions locales et savoir-faire ancestraux

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Depuis toujours la Mer Rouge fascine par la richesse de ses paysages et la diversité exceptionnelle de sa faune marine. Bordée par des terres chargées d’histoire, elle offre bien plus qu’une simple destination balnéaire : malgré les tensions géopolitiques, c’est un véritable laboratoire de tourisme durable. Aujourd’hui, voyager en Mer Rouge, c’est aussi faire le choix d’un tourisme responsable. Les récifs coralliens, parmi les mieux préservés au monde, abritent une biodiversité unique qu’il est essentiel de protéger. Plongée respectueuse, limitation des déchets, sensibilisation des voyageurs : autant de gestes simples qui contribuent à préserver cet écosystème fragile. Mais l’expérience ne s’arrête pas à la mer. La région est également riche d’un patrimoine culturel vivant, où traditions locales et savoir-faire ancestraux invitent à une immersion authentique. Rencontrer les communautés locales, découvrir leur mode de vie et valoriser leur héritage font partie intégrante d’un voyage c...

La maison qui protege

La maison qui protège C'est une vieille maison au cœur de la ville. Toute cabossée, elle protège l'âme des poètes qui y ont fait leur nid. Son désordre reflète les avatars de vies qui ont traîné ici, autrefois et toujours. La maison les a sauvées. Elle contient tous les albums des temps anciens, les soupirs, les rêves d'autrefois, les amours de jeunesse et les illusions perdues. Cette maison n'a pas d'a priori, de faux semblants. Elle se tient droite dans les tempêtes, comme un I. Il y a eu des fêtes ici et des rires d'enfants. Il y a eu des fleurs et des serments, des lettres, des couronnes. La maison a toujours pardonné les ruptures, les départs. La maison a refermé ses volets sur les injustices. Elle a traversé le temps, les maladies, les douleurs. Le cœur de la maison est un abri qui protège des maléfices. Quand elle revêt ses plus beaux atours pour aller au bal des souvenirs c'est un château en robe de mariée qui tournoie sans fin sous les feuil...

Un après-midi ordinaire qui dérape

Quand la menace frappe à votre téléphone, comme ca, sans crier gare : chronique d’un après-midi ordinaire qui dérape Il y a des jours où la réalité ressemble à un scénario mal écrit. Où un simple appel téléphonique au milieu du 7eme sommet de la Blockchain fait basculer un après-midi banal dans une zone d’ombre que l’on croyait réservée aux thrillers. Ce 2 décembre 2025, vers 15 heures, alors que je me trouvais au Sparks j’ai vécu l’un de ces moments. Un appel, une voix, et la menace qui tombe tel un couperet grotesque hors de propos. L'on croirait presque à une blague si ce n'était aussi glauque. Le numéro affiché sur mon téléphone semblait anodin, Verviers : +32 87 30 80 86. Au bout du fil, une voix que je reconnais immédiatement. Un homme qui se présente tantôt comme gestionnaire des finances, tantôt comme avocat d’une dame âgée dont j'avais eu pitie. Son message, répété plusieurs fois sur un ton noir, caverneux : > « Fais bien attention à toi. » Une p...

Le monde de la nuit

Les lumières figent le froid tandis que le ciel met bat la nuit sans fracas. Un quartier bien situé dans la ville. Mon quartier. A proximité de la place Brugmann, des riches expatriés et millionnaires juifs. Éric-Emmanuel Schmitt y habite aussi. Quelquefois je croise son chemin alors qu'il promène ses chiens, ou attablé à la terrasse du restaurant Amen qui a pris la suite du Portrait de famille , un vieux restaurant où nous allions souvent. La mémoire des lieux qui ne sont plus nous survit. Souvent je traverse une frontière, de l'autre côté. Je passe le mur invisible qui sépare deux mondes. Station Albert. Le Bar du Matin est devenu un café branché depuis sa rénovation — il y a de cela plusieurs années, vraiment plusieurs années. En face, le centre culturel subventionné à deux millions d’euros, que la municipalité loue aux artistes affamés, n’a jamais réussi à rassembler autant de citoyens que ce bar. Les artistes, les créateurs, les oiseaux de nuit ont choisi ce li...

LE LIVRE ININTERROMPU

J'écris depuis toujours un livre ininterrompu. Par fragments, le texte s'écrit mais ne se livre pas. Le monde n'en sait rien. Moi-même n'ai pas encore percé le secret de son avènement. Son mystère demeure absolu. Mon livre raconte toutes les vies et connecte les récits les uns aux autres. Son substrat est un long tissu de douleur ancestrale à partir de laquelle parler devient à la fois impossible et d'une nécessité vitale. Ce sont des générations de victimes, des non-vies qui s'expriment à travers moi. Au départ, j'ai pensé que ce récit non-écrit concernait cette foule indistincte. Puis j'ai pensé que ces cris ne provenaient que de moi. Enfin, j'ai réalisé à quel point cette logorrhée de mots hirsutes n'avaient aucun sens commun. L'inconnu, la longue tapisserie de l'ennui s'étendaient sur des pages illisibles, d'une écriture effacée ou raturée, en tous cas à peine lisible. Ceux qui vinrent à moi s'emparèrent avec avidi...

L'éternel recommencement du jour

Chaque matin, une promesse discrète soulève le bord du monde. L'aube timide hésite à s'y poser. Les rues déplient lentement leurs routes et leurs déroutes. Les fenêtres clignotent en entrouvrant leurs yeux, comme nous. Le silence aux aguets déplie sa nappe de tissu. Toute la beauté du jour éclabousse le grand bal des destins. Les ombres nocturnes, les mauvais présages s’essoufflent, glissent vers les trottoirs, puis s’abandonnent, vaincus. Combien de fois avons-nous laissé filer ce miracle sans même le remarquer ? Matin unique, sempiternellement recommencé, le monde nous offre son éternel commencement. Le jour ne renonce jamais.

L'attente l'oubli, L'Art a l'Oeuvre art@work

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Maurice Blanchot : L'attente l'oubli - le silence, l’absence, l’écriture Il y a quarante ans, j’écrivais sur ce qui ne s’écrit pas. Blanchot tel l'un de ses personnages (Thomas l'Obscur) ne m'accompagnait pas. Il fut alors cette voix qui s’efface pour laisser parler l’invisible. Aujourd’hui, je retrouve ces pages jaunies, fragiles et obstinees — mémoire d’une pensée qui frôlait le bord du langage, là où l’écriture devient fissure, attente, oubli. Veille, murmure. Là où la littérature flirte avec l'abîme, se joue le précipice. Ces éclats d'absence retiennent le mystère comme on entrouvre une porte vers une chambre hantée. Non pour révéler, mais pour écouter encore ce qui, dans le texte, se tait et persiste pourtant, d'une force indefectible. Mes lecteurs ont finalement accompagné comme ils le pouvaient cette folie littéraire, poussant un peu mes textes vers le monde, vers l'existence, se doutant qu'ils remontaient à loin, peut-être trop loi...

MeasureCamp Brussels 2025

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Cette journée riche en apprentissages, en échanges et en découvertes autour de l’analytics, du marketing digital et de l’optimisation de l’expérience utilisateur a lieu chaque année à Bruxelles, au Théâtre des Tanneurs ce qui ne constitue pas le meilleur choix pour le catering. Qu’est-ce que MeasureCamp ? MeasureCamp est une "unconference", c’est-à-dire un événement où les participants construisent eux-mêmes l’agenda de la journée selon le concept des self organising groups. Ce format dynamique favorise le partage d’expériences et de connaissances, la collaboration et des discussions très concrètes, quel que soit le niveau d’expertise. N'importe qui peut animer une session et présenter son contenu. Et cela fonctionne ! Pourquoi j’y vais Comme observatrice de l'évolution des technologies depuis trois décennies cela me permet de sentir les tendances et de : * Participer à des sessions variées, pratiques et accessibles * Échanger avec des professionnels venus de tout...